Ruth Elkrief, Le journalisme au féminin


Cet article a été rédigé par Paul Water's le : Vendredi 12 juin 2009

Ruth Elkrief

Quel bonheur de regarder et d’entendre Ruth Elkrief sur BFM TV, de midi à 14h, et du lundi au vendredi ! C’est SON journal, SON rendez-vous, tout bonnement appelé « Midi Ruth Elkrief ».

Ce n’est pas populiste comme l’émission de Alain Marschall et Olivier Truchot –deux « Grandes Gueules » de RMC- qui ont recours aux téléspectateurs pour commenter l’actualité, et qui ont repris à la rentrée 2008 sa case horaire du soir.

Ruth Elkrief, c’est beaucoup plus intelligent, soigné, profond, varié, professionnel. Elle n’étouffe pas son journal de sa personnalité, pas plus qu’elle ne se contente de lire sans âme un prompteur. Elle est à la fois souriante et déterminée, complice avec ses invités, ses collaborateurs à l’écran Stéphanie de Muru et Gilane Barret, et ses téléspectateurs.
Ruth est déjà une ancienne de BFM TV puisqu’elle présenta, en novembre 2005, le premier journal de la chaîne d’information en continu. Elle a également, notamment, co-présenté, avec Hedwige Chevrillon, Le Duo BFM, la première émission commune à la radio d’informations économique BFM et BFM TV.

Plutôt finalement que d’être agent secret comme elle se l’imaginait à dix ans, Ruth s’est lancée dans le journalisme après avoir fait une école spécialisée –la meilleure, le CFJ de Paris- et Sciences Po. A 30 ans, de correspondante de TF1 à Washington, elle devient chef du service politique intérieure de la chaîne, tout en présentant le week-end le journal de 23h. Elle était dans la fusée de lancement de LCI, avec David Pujadas. «A 33 ans, j’avais envie de faire autre chose que de diriger un service » dit-elle, et c’est pourquoi elle avait ensuite animé 19h dimanche, une émission qui proposait des reportages et une interview d’une personnalité.

En quittant TF1, première chaîne européenne, Ruth Elkrief n’a pas eu sur la durée la notoriété d’une Christine Okrent, d’une Anne Sinclair, d’une Claire Chazal, ni même d’une Laurence Ferrari. Mais cette bientôt quinquagénaire, qui a aussi bossé pour Le Matin, Associated Press, fait une chronique sur RTL, co-produit « C’est déjà demain » sur Canal + , tout comme enseigné à l’Ecole de journalisme de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris, est une parfaite réussite du journalisme au féminin.


Paul Water's

Je suis la touche masculine du Nuage des Filles. Journaliste expérimenté –on dit toujours ça de quelqu’un qui n’est plus dans la trentaine-, j'aime descendre le Nil, la chaleur de Pompéi surtout lorsque les Pink Floyd y sont en fusion, citer Coluche, m’étonner que La Marseillaise de Gainsbourg ne soit pas notre hymne national, j'aime les rebonds de la balle orange, j'ai un pied à l’intérieur du Périphérique et un autre en Province, et je passe en boucle les chaînes d’infos. Surtout je suis un fin limier qui adore butiner dans les magazines et sur Internet pour y dénicher celles qui sont dans la hype et leur brosser le portrait avec humour et tendresse pour le Nuage des Filles.


>> A lire également de toute urgence :