Olga Kurylenko, Pas seulement une James Bond Girl


Cet article a été rédigé par Paul Water's le : Jeudi 19 avril 2012



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« Quand j’ai lu le scénario de « La Terre outragée, j’ai tout de suite senti que ce film était fait pour moi : je suis parti d’Ukraine quand j’avais 15 ans, je sais donc ce que signifie la nostalgie du pays » raconte Olga Kurylenko à « Be » A quinze ans, Olga a fait le grand voyage jusqu’à Paris pour décrocher une place dans une agence de mannequins. « Si ça ne marche pas, au moins tu auras vu Paris » lui avait lancé sa mère. Et ça a fonctionné du feu de Dieu. Une carrière de mannequin pour plusieurs grandes marques, des cours de théâtre, un premier rôle au cinéma dans « L’Annuaire » et puis « Le Serpent ». La célébrité mondiale, il y a quatre ans, en incarnant une James Bond Girl dans « Quantum of Solace », le 22e épisode de la saga cinématographique de James Bond avec Daniel Craig comme partenaire. Olga devient alors une icône nationale.

L’année dernière Olga est retournée dans son pays de naissance pour tourner « La Terre outragée, une fiction sur la catastrophe de Tchernobyl, il y a un quart de siècle. Sa célébrité est si forte là-bas que les autorités ukrainiennes ont autorisé la réalisatrice israélo-française Michale Boganim à tourner dans la zone interdite autour de la ville contaminée de Pripiat. « J’avais 6 ans à l’époque, j’adorais me promener sous la pluie en été, et je me rappelle que ma grand-mère me l’a soudainement interdit parce que c’était devenu dangereux. Mais peu de gens comprenaient ce que voulait dire ‘radioactif’. »

« Bizarrement, au début du tournage, je me suis sentie un peu étrangère, on m’a même dit que j’avais un accent » confie-t-elle à « Be » en riant. « Mais il a suffi d’une semaine pour que je redevienne ukrainienne… » Olga a poussé la conscience professionnelle jusqu’à dormir à Tchernobyl afin d’économiser ses forces, alors que l’équipe du tournage avait choisi un hôtel à une heure et demie de route par peur compréhensible de la radioactivité.

« Il faut du temps pour changer une image surtout auprès du grand public » estime Olga, 32 ans, qui n’est pas seulement une James Bond Girl hyper sexy mais une actrice exigeante appréciée en Ukraine, et de plus en plus en France, et ailleurs.


Paul Water's

Je suis la touche masculine du Nuage des Filles. Journaliste expérimenté –on dit toujours ça de quelqu’un qui n’est plus dans la trentaine-, j'aime descendre le Nil, la chaleur de Pompéi surtout lorsque les Pink Floyd y sont en fusion, citer Coluche, m’étonner que La Marseillaise de Gainsbourg ne soit pas notre hymne national, j'aime les rebonds de la balle orange, j'ai un pied à l’intérieur du Périphérique et un autre en Province, et je passe en boucle les chaînes d’infos. Surtout je suis un fin limier qui adore butiner dans les magazines et sur Internet pour y dénicher celles qui sont dans la hype et leur brosser le portrait avec humour et tendresse pour le Nuage des Filles.


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