Nastassja Kinski, jeunesse éternelle


Cet article a été rédigé par Paul Water's le : Jeudi 12 juillet 2012



nastassja kinski


De son père elle ne veut même pas évoquer le nom. Klaus Kinski fut un acteur allemand complètement déjanté dont la biographie fut si sulfureuse que seul son dernier enfant assista à ses funérailles. De sa mère elle souligne dans « Elle » son immaturité : « petite fille, j’étais la petite maman de ma maman. Elle avait beaucoup de talent, celui d’écrire, celui de jouer, mais pas celui d’être une grande personne. »

Née à Berlin, Nastassja Kinski a été ballotée de droite à gauche et s’est adaptée à différentes cultures ; elle parle couramment l’allemand, l’anglais, le français, l’italien et le russe. Elle ne se sent pas spécialement allemande même si ses deux parents avaient cette nationalité, davantage romaine.

Nastassja était d’une fantastique beauté qui n’avait pas échappé au réalisateur Roman Polanski adepte des lolitas. Leur relation non avouée alors que Nastassja avait 15 ans fit jaser d’autant que Polanski s’était réfugié en France pour fuir la justice américaine suite à une affaire de viol qui l’a poursuivi jusqu’en Suisse quarante ans plus tard. Polanski lui offrit son premier grand rôle dans « Tess », en 1979. Son premier film, elle l’avait tourné à 14 ans sous la direction de Wim Wenders et le réalisateur la dirigea de nouveau dans « Paris, Texas », qui obtint la Palme d’Or au Festival de Cannes 1984.

Pour jouer à fond son rôle de mère Nastassja a mis sa carrière d’actrice entre parenthèses et elle s’est consacrée à ses enfants. A Cannes, elle a présenté le teaser de son documentaire intitulé « Impossible is nothing » consacré à des sportifs de haut niveau, le basketteur Michael Jordan, le footballeur Cristiano Ronaldo, la tenniswoman Serena Williams, en privilégiant l’enfance, forcément. « Elle a toujours voulu être quelqu’un de fiable, tout en étant friable comme du sable » commente un proche. « Nastassja Kinski est éminemment sympathique, mais fragile et évanescente comme un flocon de neige » écrit joliment « Elle ». Cela fait plusieurs mois qu’elle a fait connaissance avec la cinquantaine et pourtant sa voix est encore celle d’une jeune fille et son charme irradie toujours les images sur papier glacé.


Paul Water's

Je suis la touche masculine du Nuage des Filles. Journaliste expérimenté –on dit toujours ça de quelqu’un qui n’est plus dans la trentaine-, j'aime descendre le Nil, la chaleur de Pompéi surtout lorsque les Pink Floyd y sont en fusion, citer Coluche, m’étonner que La Marseillaise de Gainsbourg ne soit pas notre hymne national, j'aime les rebonds de la balle orange, j'ai un pied à l’intérieur du Périphérique et un autre en Province, et je passe en boucle les chaînes d’infos. Surtout je suis un fin limier qui adore butiner dans les magazines et sur Internet pour y dénicher celles qui sont dans la hype et leur brosser le portrait avec humour et tendresse pour le Nuage des Filles.


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