Isabelle Hupert, insatiable


Cet article a été rédigé par Paul Water's le : Mardi 9 octobre 2012



isabelle hupert


Après « Captive », voici qu’apparaît Isabelle Huppert dans « In Another Country » du Coréen Hong Sang-soo et dans « Amour » de l’allemand Michael Haneke. Et déjà se profile à court terme la sortie d’autres productions avec en haut de l’affiche la plus célèbre des comédiennes rousses françaises. Actrice au cinéma et au théâtre, chanteuse, productrice, cette bientôt sexagénaire (déjà, oui) est insatiable. Complètement aboutie la carrière de celle qui jeune débutante rêvait de gloire et formaient avec Isabelle Adjani et Christine Pascal un étonnant trio de co-locataires. Quatorze films avec Isabelle Huppert ont attiré au moins un million de spectateurs dans les salles obscures avec en pointe les Valseuses (5 700.000 entrées).

« Au commencement, chez chacun d’entre nous, il y a la peur. Pour en sortir il suffit de pousser la bonne porte, je l’ai trouvée avec le cinéma. Quand on joue on ne craint pas le regard des autres. A travers des transpositions allégoriques de la vraie vie, on peut être tout prêt des choses sans vraiment s’en approcher. Entre ma réalité et les fictions que je traverse, la frontière est infime mais étanche » confie t-elle à « L’Express ».

« Intime et distante, Isabelle Huppert, intelligente, froide, brûlante, prête à tout pour jouer. Se donnant aux autres et absente en même temps, solitaire et multiple » était-il écrit à son sujet dans un ouvrage intitulé « La femme aux portraits », 120 clichés réalisés par des photographes majeurs de différentes nationalités, de Jacques Henri Lartigue à Helmut Newton en passant par Henri Cartier-Bresson.

Impressionnante sûrement Isabelle, mais elle plutôt que des acteurs et des actrices, elle se dit sous le charme des chanteurs et des écrivains dont Nathalie Sarraute. « Elle était là toute entière dans ses livres, mais où exactement on ne pouvait pas le dire » explique-elle, toujours à « L’Express ».

Isabelle Huppert non plus n’aime pas être cataloguée, pas même pour sa couleur capillaire. « Des rousses, il y en a moins que des blonds ou des brunes. Elles peuvent se faire oublier. Pour une rousse c’est plus difficile : rousse tu as été, rousse tu resteras… Mais moi, je ne suis pas vraiment rousse ! »


Paul Water's

Je suis la touche masculine du Nuage des Filles. Journaliste expérimenté –on dit toujours ça de quelqu’un qui n’est plus dans la trentaine-, j'aime descendre le Nil, la chaleur de Pompéi surtout lorsque les Pink Floyd y sont en fusion, citer Coluche, m’étonner que La Marseillaise de Gainsbourg ne soit pas notre hymne national, j'aime les rebonds de la balle orange, j'ai un pied à l’intérieur du Périphérique et un autre en Province, et je passe en boucle les chaînes d’infos. Surtout je suis un fin limier qui adore butiner dans les magazines et sur Internet pour y dénicher celles qui sont dans la hype et leur brosser le portrait avec humour et tendresse pour le Nuage des Filles.


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