Fan Bing Bing, la N°1 chinoise


Cet article a été rédigé par Paul Water's le : Lundi 25 juin 2012



fan bing bing


« Ici je me sens en vacances : personne ne me reconnaît. A Pékin, je ne peux plus faire un pas dans la rue sans signer un autographe » déclarait à « Madame Figaro » lors d’un séjour à Paris celle qui est la star numéro un du pays le plus peuplé de la planète -1,3 milliard d’habitants-, la Chine. « Chinois, enrichissez-vous ! » avait lancé au peuple le camarade Deng Xiaoping et Fan Bing Bing est l’un des symboles de la croissance à deux chiffres de ce pays pris de frénésie capitaliste. Elle se joue des fuseaux horaires, prend à peine le temps de respirer, et a cumulé à moins de trente ans soixante millions de dollars de revenus.

Elle aimait chanter, danser, jouer de la flûte, regarder la télévision, voulait expérimenter plusieurs vies, changer de personnage. Elle a été formée dans la réputée Académie de théâtre de Shangai, obtenu un second rôle dans la série « Princess Pearl » que chacun regarde avec passion en Chine, a été engagée dans le film « Cell Phone », obtenu pour son rôle le prix de la Meilleure Actrice au Festival des Cent Fleurs, l’équivalent des Césars, joué dans vingt films, ouvert son propre studio, s’est classée 9e en 2010 dans le « Forbes China Celebrity 100 »…

« Les Occidentaux ont une image presque sous-développée de notre pays, qui correspond à une certaine réalité dans les compagnes » commente t-elle, « mais pour moi le rôle d’un acteur aujourd’hui est de transmettre une image moderne et branchée de la Chine. C’est un rôle que je remplis avec beaucoup de fierté et de sincérité. »

Cette réussite à un prix : le peu de place laissée à la vie privée, l’absence d’un petit ami car, dans son pays, Fan Bing Bing, son prestige, son teint diaphane et son allure de femme libre font peur aux hommes. Pas de quoi pourtant.


Paul Water's

Je suis la touche masculine du Nuage des Filles. Journaliste expérimenté –on dit toujours ça de quelqu’un qui n’est plus dans la trentaine-, j'aime descendre le Nil, la chaleur de Pompéi surtout lorsque les Pink Floyd y sont en fusion, citer Coluche, m’étonner que La Marseillaise de Gainsbourg ne soit pas notre hymne national, j'aime les rebonds de la balle orange, j'ai un pied à l’intérieur du Périphérique et un autre en Province, et je passe en boucle les chaînes d’infos. Surtout je suis un fin limier qui adore butiner dans les magazines et sur Internet pour y dénicher celles qui sont dans la hype et leur brosser le portrait avec humour et tendresse pour le Nuage des Filles.


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