Diane Von Fürstenberg, c’est l’Amérique


Cet article a été rédigé par Paul Water's le : Jeudi 5 mai 2011

diane von furstenberg



Cette femme ne fume pas, boit rarement, fait du yoga, adore la nature, en profite à plein poumons dans son cottage du Connecticut, et quelle créatrice !

Diane Von Fürstenberg aime intensément la vie car elle n’aurait jamais dû la connaître. Sa mère est sortie du camp de concentration de Neustadt-Glewe dix-huit mois avant sa naissance ; elle pesait moins de 30kg.

A 22 ans, Diane Halfin se marie à un prince, Egon Von Furstenberg. C’est à New York que le couple installa son nid et c’est une fois divorcée que Diane a acheté un appartement à Paris. « Je me suis installée à New York. Mais mon éducation est européenne, et finalement c’est ce qui reste » dit-elle à « Grazia ». « Cela dit, je n’aurais jamais pu faire ce que j’ai fait ailleurs qu’en Amérique. Une jeune femme, sans aucune expérience, qui arrive avec sa petite valise pleine de robes en jersey, qui ose les montrer à la rédactrice en chef du « Vogue », Diana Vreeland. Je voulais tellement être une femme indépendante que rien ne m’arrêtait. » Elle poursuit : « Ici, on peut s’inventer, du moins on vous en donne la sensation. Et puis le CFDA (Council of Fashion Designers of America) dont je suis la présidente depuis 2006, s’efforce de soutenir la jeune création. Si on veut que la mode vive, il faut nourrir ses enfants. En Europe, ce n’est pas possible, on a très vite une étiquette. »

Le coup de maître de Diane : la « Wrap Dress », une robe portefeuille, avec comme accessoire la « Wrap Bag », créée en 1975 et qui après un an de commercialisation se vendait à 25,000 exemplaires par semaine. Suprême reconnaissance, la voici sur la couverture du magazine « Newsweek » !

Une carrière, forcément, ça ne connaît pas que des cimes et Diane sera un moment un peu hors circuit. Le téléachat, la vente en ligne, et aussi un re-mariage avec le millionnaire Barry Diller as de l’Internet, vont lui donner un second souffle. En 2005, elle obtient le « Lifetime achievement award » et est nommée à la tête du CFDA deux ans plus tard. On trouve son atelier dans le Meatoacking District à New York et ses œuvres sont distribués dans cinquante pays.


Paul Water's

Je suis la touche masculine du Nuage des Filles. Journaliste expérimenté –on dit toujours ça de quelqu’un qui n’est plus dans la trentaine-, j'aime descendre le Nil, la chaleur de Pompéi surtout lorsque les Pink Floyd y sont en fusion, citer Coluche, m’étonner que La Marseillaise de Gainsbourg ne soit pas notre hymne national, j'aime les rebonds de la balle orange, j'ai un pied à l’intérieur du Périphérique et un autre en Province, et je passe en boucle les chaînes d’infos. Surtout je suis un fin limier qui adore butiner dans les magazines et sur Internet pour y dénicher celles qui sont dans la hype et leur brosser le portrait avec humour et tendresse pour le Nuage des Filles.


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