Carla Bruni, Madame Nicolas S.

Au fait que Carla Bruni accueille trente-trois enfants haïtiens à l’aéroport de Roissy où ils sont remis à leur famille adoptive ? En tant qu’épouse du Président de la République, Carla Bruni assiste et représente Nicolas Sarkozy, comme l’avait fait auparavant –avec plus ou moins de grâce- toutes les dames de France. C’est elle qui avait été envoyée en première ligne lors de la visite très commentée du Dalaï-Lama en France, en août 2008, ou qui a joué un rôle déterminant dans la libération de deux jeunes Françaises accusées de trafic de drogue et emprisonnées en République Dominicaine.
Carla est aussi une « pacificatrice » pour reprendre le terme du magazine « Gala ». Elle est à l’origine des retrouvailles entre Nicolas et Cécilia, qui entretenaient des relations délétères depuis leur divorce. Carla est au petit soin pour Louis, 12 ans, le fils du couple, qui est scolarisé au Lycée français de Manhattan. « Cécilia aimait vivre dans l’antagonisme, Carla est une femme chaleureuse et tendre, qui aime créer du lien entre les gens, y compris dans la sphère privée de Nicolas » commente Isabelle Balkany, amie de longue date du Président. Carla avait également invité, à l’anniversaire du chef de l’Etat, Marie, la première femme de Nicolas, mère de Pierre et Jean. « Elle sait mettre de la légèreté dans un monde de brute » note « Gala ». Sa complicité avec Michelle Obama lors du sommet du G20 avait étonné les médias du monde entier, et sa visite en Grande-Bretagne conquis tous les sujets de sa Gracieuse Majesté.
Faut-il rappeler encore qu’avant de se marier avec Nicolas Sarkozy, Carla Gilberta Bruni Tedeschi, fut, après avoir stoppé ses études d’architecture, l’un des mannequins les plus admirés de la planète ? La trentaine venue, elle se mit à écrire des chansons et signa pour Julien Clerc un texte intitulé « Si j’étais elle ». Un peu plus tard, en 2002, elle se mit à son propre compte et, avec le concours de Louis Bertignac, elle assura les paroles et musique de l’album « Quelqu’un m’a dit », vendu à deux millions d’exemplaires. « No Promises » et « Comme si de rien n’était » complèteront la discographie.
Il n’est pas inutile de préciser enfin que cette fille de la grande bourgeoisie turinoise se sent « épidermiquement de gauche » comme le rappela à sa Une le quotidien « Libération », qui battit à l’occasion ses records de l’année 2008. Dans « L’Express », elle avait assuré ne pas avoir changé d’avis sur les tests ADN, « mais on peut parler avec Nicolas, qui aime la discussion et la contradiction. »
La côte de popularité de Carla Bruni a pourtant probablement chuté du côté de la frange gauche de la société française, car elle est coupable pour beaucoup de haute trahison pour avoir uni son destin avec l’homme qu’ils ont en détestation. Seulement, sauf à être d’une mauvaise foi épouvantable, personne ne peut enlever à cette femme belle et intelligente, une classe absolument folle.





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