Carine Roitfeld, les secrets de Vogue


Cet article a été rédigé par Paul Water's le : Lundi 3 octobre 2011



carine roitfeld


A la fin de l’année dernière, un communiqué annonçait la fin de dix ans de collaboration entre « Vogue France » et sa rédactrice en chef, Carine Roitfeld. Huit mois plus tard sort en librairie « Irreverent », un livre co-écrit avec le rédacteur en chef du magazine « Purple », Olivier Zahm, qui retrace sa carrière riche et sulfureuse. Carine dit que cela faisait deux ans qu’ils bossaient ensemble sur le projet.

Carine Roitfeld est une femme bien née –père ukrainien, mère française, éducation bourgeoise dans le XVIe arrondissement parisien- qui grâce à un physique avantageux a fait du mannequinat avant d’être styliste free-lance. Une longue période la voit travailler pour les éditions française et américaine de « Vogue », comme consultante pour Tom Ford, de « Gucci » à « Yves Saint-Laurent », initiant ce que l’on appellera le « porno chic ». « J’aurais préféré érotico chic » déclare t-elle à « Grazia ». « Porno chic, ça a un côté dégradant. J’ai joué avec les tabous sexuels, les interdits, mais on n’a jamais fait de gros plans gynécologiques, cela a toujours été joliment photographié. Je suis une « détourneuse », pas une reine du porno. »

C’est donc en 2001 que Carine a été propulsée rédactrice en chef de « Vogue France » où son professionnalisme a été loué par tous. Il y a trois ans, le prestigieux « Time » l’a incluse dans son top-100 des personnalités les plus influentes de la planète, alors que « Vanity » estimait qu’elle était l’une des 10 femmes les mieux habillées. Pas mal non ?

Et dans la vie privée, Carine ? « Je suis très, très fidèle » répond elle à « Grazia ». « Mais je ne me suis jamais mariée. Par superstition, ce doit être mon côté russe. C’est drôle parce que en voyant mes séries, les gens pensaient que j’étais nymphomane, que je couchais dans tous les sens ! »

Depuis son retrait de « Vogue » une telle femme ne pouvait rester inactive. Elle sort un livre sur la veste « Chanel », mène une campagne avec Karl Lagersfeld, s’occupe des vitrines de « Barney », et d’une multitude de choses aussi importantes les unes que les autres…



Paul Water's

Je suis la touche masculine du Nuage des Filles. Journaliste expérimenté –on dit toujours ça de quelqu’un qui n’est plus dans la trentaine-, j'aime descendre le Nil, la chaleur de Pompéi surtout lorsque les Pink Floyd y sont en fusion, citer Coluche, m’étonner que La Marseillaise de Gainsbourg ne soit pas notre hymne national, j'aime les rebonds de la balle orange, j'ai un pied à l’intérieur du Périphérique et un autre en Province, et je passe en boucle les chaînes d’infos. Surtout je suis un fin limier qui adore butiner dans les magazines et sur Internet pour y dénicher celles qui sont dans la hype et leur brosser le portrait avec humour et tendresse pour le Nuage des Filles.


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