Ana Botella, mme Aznar


Cet article a été rédigé par Paul Water's le : Vendredi 20 janvier 2012



ana botella


Jusque là Ana Botella n’était pas une figure de la vie politique car elle n’a jamais brigué un mandat au suffrage universel direct. Ce haut fonctionnaire de 58 ans a exercé au Ministère de l’intérieur, aux finances, et elle s’est surtout fait connaître en tant qu’épouse de José Maria Aznar, qui fut le chef du gouvernement conservateur espagnol de 1996 à 2004.

En 2003, Ana Botella est élue au conseil municipal de Madrid et en sera la deuxième adjointe conseillère à l’Emploi et aux Services publics. Le 27 décembre dernier, coup de tonnerre, elle devient maire de la capitale par 31 voix sur 55, profitant de la démission de Alberto Ruiz-Gallardon nommé ministre de la Justice.

Ana Botella s’est tout de suite installée dans le fauteuil de la Maire-la-Rigueur, promettant de réduire les déficits et la dette de la ville. De 7 milliards celle-ci devrait tomber à 6,37. « Nous parviendrons à l’équilibre entre les rentrées et les dépenses au prochain exercice » a t-elle affirmé expliquant que chacun allait se serrer la ceinture jusqu’en 2016.

Exemplaire Ana Botella ? Pas sur tout. Elle estime le pessimisme sur le changement climatique excessif. L’une de ses déclarations sur le mariage homosexuel a défrayé la chronique espagnole. « Les mariages entre homosexuels ne seront jamais égaux avec ceux entre hétérosexuels, de la même façon que deux pommes donnent naissance à une autre pomme et qu’une pomme plus une poire ne donnent jamais naissance à une autre pomme. »

Le quotidien de référence « El Pais » estime que Mme le Maire ne sait pas s’adresser aux médias et qu’elle préfère souvent garder le silence. Quant aux socialistes, ils espèrent que son mandat sera de courte durée. Les prochaines élections municipales sont programmées pour le 22 mai prochain. Ana Botella a six pour convaincre qu’elle n’est pas juste une « femme de ».


Paul Water's

Je suis la touche masculine du Nuage des Filles. Journaliste expérimenté –on dit toujours ça de quelqu’un qui n’est plus dans la trentaine-, j'aime descendre le Nil, la chaleur de Pompéi surtout lorsque les Pink Floyd y sont en fusion, citer Coluche, m’étonner que La Marseillaise de Gainsbourg ne soit pas notre hymne national, j'aime les rebonds de la balle orange, j'ai un pied à l’intérieur du Périphérique et un autre en Province, et je passe en boucle les chaînes d’infos. Surtout je suis un fin limier qui adore butiner dans les magazines et sur Internet pour y dénicher celles qui sont dans la hype et leur brosser le portrait avec humour et tendresse pour le Nuage des Filles.


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