Amanda Seyfried, alias Linda Lovelace


Cet article a été rédigé par Paul Water's le : Vendredi 8 juin 2012



amanda seyfried


C’est probablement le film X le plus célèbre de l’histoire du cinéma, tourné il y a quarante ans. « Gorge profonde » a rapporté 160 millions de dollars à son producteur et seulement 1,250 à Linda Lovelace qui s’est fait par ce biais une réputation de fellatrice hors normes. Seulement l’envers du décor était glauque. Dans une autobiographie intitulée « L’Epreuve » Linda racontera qu’elle fut victime de viol, son mari lui imposant les scènes sous la menace d’une arme à feu et de violences perverses et diverses, ce que démentiront le réalisateur, Gerard Damiano, et l’acteur principal, Harry Reems. Cette expérience suffira à la carrière de Linda Susan Boreman qui jettera son nom de scène aux orties et qui deviendra une farouche militante du Mouvement anti-pornographie. La Newyorkaise est décédée il y a dix ans, à l’âge de 53 ans.

Ce qui a poussé Amanda Seyfried à reprendre le rôle dans « Disparue » ? « L’histoire de Linda Lovelace, que je trouve puissante, et la lecture de ses autobiographies qui m’a fait comprendre par quoi elle était vraiment passée. Ce n’était pas du tout une femme aux mœurs légères : elle a vu en Traynor –son mari- un moyen de quitter ses parents, de fervents catholiques, qui l’avaient obligée à faire adopter l’enfant qu’elle avait eu très jeune » répond l’actrice à « The Interview People ».

Amanda a percé au cinéma en 2004 avec « La Force du destin » où on la voit aux côtés de Rachel McAdams et Lindsay Lohan. Cette descendante d’Allemands et d’Irlandais, qui dit souffrir d’anxiété et de crises de panique, est ensuite apparue dans « Mamma Mia » -la bande son est constituée des films du groupe suédois « Abba »-, « Chloé » -la reprise du fim français « Nathalie »- et encore dans « Chaperon Rouge » avec Justin Timberlake.

« Il est évident que nous ne reproduisons pas de scènes X, et il était hors de question pour moi de montrer mon sexe à l’écran, même si je n’ai rien contre celles qui le font » précise t-elle. « Quant à la nudité, elle ne me pose pas de problème si elle est nécessaire au film que je suis en train de tourner. » Et forcément quand on se met dans la peau de Linda Lovelace, on se met à nu.


Paul Water's

Je suis la touche masculine du Nuage des Filles. Journaliste expérimenté –on dit toujours ça de quelqu’un qui n’est plus dans la trentaine-, j'aime descendre le Nil, la chaleur de Pompéi surtout lorsque les Pink Floyd y sont en fusion, citer Coluche, m’étonner que La Marseillaise de Gainsbourg ne soit pas notre hymne national, j'aime les rebonds de la balle orange, j'ai un pied à l’intérieur du Périphérique et un autre en Province, et je passe en boucle les chaînes d’infos. Surtout je suis un fin limier qui adore butiner dans les magazines et sur Internet pour y dénicher celles qui sont dans la hype et leur brosser le portrait avec humour et tendresse pour le Nuage des Filles.


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