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Vanessa Bruno, l’hyper active


vanessa bruno


Jusqu’au 14 août, les « Galeries Lafayette Hausmann » donnent « Carte Blanche à Vanessa Bruno ». La créatrice y restitue son « atmosphère », c’est-à-dire à la fois son univers professionnel avec des vêtements, tissus, photographies, objets autour de ses muses -Lou Doillon, Bambou, Léa Seydoux- et aussi son intimité puisqu’elle a amené son propre canapé, ses livres, ses tableaux, ses accessoires afin de reconstituer une partie de son appartement.

Son nom ne l’évoque pas, mais Vanessa est d’origine danoise, par sa maman, qui fut top model et qui lui a enseigné toutes les subtilités de la mode. Comme elle, elle a souhaité devenir mannequin, mais ce fut une expérience de courte durée et elle s’est rapidement aperçue que sa destinée, c’était de devenir styliste. A son retour à Paris, elle créée sa marque, obtient un corner au « Bon Marché » et ouvre une première boutique à Saint-Germain en 1997, qui fait la joie des Japonaises. Dix ans plus tard, elle met en scène son premier défilé. La créatrice bénéficiera toujours d’un soutien inconditionnel des actrices dont la demi-sœur de Lou Doillon, Charlotte Gainsbourg. Parmi ses créations renommées, le « Sac Lune Vanessa Bruno », un grand fourre-tout 100% vachette en hommage à sa fille, 14 ans, qui porte ce prénom.

Sa complicité avec la « tribu Gainsbourg » est si forte que Vanessa a réuni Lou Doillon et la photographe-cinéaste Stéphanie Di Giusto dans un court-métrage afin de promouvoir sa collection printemps-été 2010. La bande-son est de Gonzales, la doublure main du… « Gainsbourg » de Joann Sfar. La collection de Vanessa Bruno est composée de pièces transparentes et fluides.
En septembre, la créatrice, 43 ans, va ouvrir une boutique à Los Angeles et à Londres, mais la semaine passée, le « JDD » a réussi à capturer l’hyper active en vacances. Elle ne faisait pas de la bronzette mais, entre deux brasses, du Windsurf quelque part en Camargue, entourée d’une bande de copains. « J’ai besoin de rentrer dans cette bulle car toute l’année, mon travail me demande beaucoup de concentration et d’investissement » explique t-elle. « En vacances, je suis moins la chef d’entreprise qui a un côté masculin-féminin. Je redeviens une femme entière, une gamine même ! »

Vahina Giocante, ensorcelante


vahina Giocante


Son corps dénudé, magnifique, et celui de Audrey Tautou tout aussi charmant, aperçus au bain dans « Le Libertin », sorti en 1999, ont fait fantasmer des milliers d’adeptes des salles obscures du genre masculin. Vahina Giovante est actuellement à l’affiche d’un long-métrage au titre provocateur, « La Blonde aux Seins Nus ». Cette bientôt trentenaire mi corse, mi andalouse, est-elle condamnée à mettre toujours sa plastique en avant y compris dans les titres de ses films? Fausse piste. « La Blonde aux seins nus » est un tableau d’Edouard Manet, qui est dérobé au cours du film. « Je refuse les personnages qui n’ont pas assez de matière » assure Vahina dans le magazine « Be ». « On me parle sans cesse du sensuel « Lila dit ça », mais je ne suis jamais nue dans ce film ! Ceci dit, je ne vais pas me plaindre. »

Dans « La Blonde aux Seins Nus », Vahina/Rosalie est une gardienne de musée qui se retrouve séquestrée dans une cale d’un bateau par deux frères qui viennent de subtiliser la fameuse toile au Musée d’Orsay. Soyons honnête, le film ne fait pas l’unanimité. « Le Monde » propose même de l’éviter et écrit : « si le tableau a de l’intérêt pour les personnages, s’il donne son titre au film, Manuel Pradal se passionne plutôt pour l’évolution des rapports entre les deux frères et cette bombe sexuelle qui se retrouve prisonnière de façon improbable, se baigne nue dans la Seine, se révèle bonne petite ménagère et allume la libido de ces aventuriers sans envergure. » Avant d’ajouter, définitif ! « Ce « river movie » ne tire aucun profit esthétique de la cohabitation du chef d’Å“uvre impressionniste avec les bords de Seine qui firent le bonheur des peintres de l’époque. »

Le magazine « Be » n’a pas ce regard critique sur ce long-métrage et surtout la performance de Vahina qu’il juge « ensorcelante », et qui pour lui « qui se glisse avec volupté dans la peau de Rosalie. » Il annonce une température suffocante pour toute la durée du film. « Vahina n’a qu’à poser un pied sur l’embarcation pour faire grimper la tension érotique de ce thriller flirtant avec la comédie romantique. »

Vahina était danseuse lorsqu’elle fut repérée à 14 ans par un directeur de casting sur une plage marseillaise. Ce fut en 1995 « Marie, Baie des Anges » de Manuel Pradal et dans « Be », elle est claire sur ce qu’était sa motivation : « J’ai accepté le premier film que j’ai tourné pour la rémunération. Je viens d’une famille nombreuse, l’argent m’a permis de payer mon équipement pour la danse et d’aider mes parents. » Vahina souhaitait devenir membre de l’école de Maurice Béjart, mais comme celle-ci venait d’arrêter son recrutement, son destin bascula définitivement vers le cinéma. Ce fut le « Voleur de Vie » puis son apparition aussi fugace que brûlante dans « Le Libertin ». Vahina a déjà 22 films à son palmarès. Et puis aussi un fils qu’elle a eu à 20 ans. « C’est un choix. Un enfant ça structure. Mais il faut aussi s’avoir organiser. Comme beaucoup de jeunes femmes d’aujourd’hui, je mène de front carrière et vie privée. Et je ne vois pas ça comme une contrainte ! »

Vie privée ? « Ça c’est mon jardin secret » délimite t-elle. Vous n’en saurez pas plus sur cette jeune femme qui est -même « Le Monde » l’a écrit- une sacrée bombe.

Axelle Laffont, dans la Série des ex-Miss Météo


Axelle Laffont


Dans la Série, « les ex-Miss Météo de Canal + » sont devenues des stars, je demande Axelle Laffont. A la rentrée, chaque soir à 18 heures sur « France 2 », Stéphane Bern sera le grand timonier d’une nouvelle émission satirique avec dans son équipe plusieurs humoristes dont Axelle, fille de Patrice –l’animateur originel « Des Chiffres et des Lettres » -et petite-fille de Robert, éditeur décédé récemment.

Axelle possède déjà ses marques sur la chaîne publique puisqu’elle a sévit dans l’ émission « On n’est pas couché » de Laurent Ruquier (elle a confié ensuite y avoir été censurée !). Mais c’est bien en présentant la météo très décalée de la chaîne cryptée qu’elle s’est fait connaître des abonnés et aussi des internautes ; son sketch où elle a tourné nue –c’était très suggestif- fut téléchargé des milliers de fois.
Actrice, elle a fait des apparitions dans des séries comme « Navarro », « Caméra Café », « Un gars, une fille », « H » et « Kamelott » et aussi dans une douzaine de longs métrages dont le dernier de la liste fut, il y a trois ans, « Je déteste les enfants des autres » d’Anne Fassio. Pour « Envy », elle commente : « J’aurais jamais dû refuser certains films en pensant qu’il y en aurait beaucoup d’autres derrière. Les très bons scénarios, c’est très rare, franchement ! L’important pour un comédien, c’est de tourner. Si le projet n’est ni vulgaire, ni dévalorisant, il faut y aller, quitte à faire des choses pas bouleversantes. »

Son terrain de prédilection, c’est bien la scène et son arme fatale, l’humour. Axelle s’est donnée à fond dans le one-woman show de Serge Hazanavicius et Maurice Barthélemy, « La folie du spectacle » où elle se moqua notamment de sa… maman. « Elle a attendu trois ans et demi de représentations pour me dire qu’elle ne l’avait pas très bien vécu. Quoi qu’elle fasse, elle a la classe. C’est ce qui m’énerve, au fond. Pour mon prochain spectacle, c’est mon père que j’épinglerai. Histoire de rétablir l’équilibre. »

Radio, BD, réalisation, Axelle a également expérimenté la chanson, elle a sorti en février un album disponible en téléchargement avec un concept original, forcément : elle reprend des tubes anglo-saxons célèbres qu’elle a traduit en français. Elle l’a voulu « kitsch et absolument pas premier degré. » Ajoutant, fidèle à son sens de l’autodérision, « une connerie de plus à mon actif, parce que je n’ai pas envie de devenir chanteuse. Mais le succès continue. J’ai même chanté à la fête de la musique. »

Louise Bourgoin, fille de papa-maman


Louise Bourgoin


Plusieurs scènes torrides ont déjà eu comme décor une piscine, notamment celle qui avait réuni Romy Schneider et Alain Delon, dans un film de Jacques Deray intitulé justement « La Piscine », sorti en 1968. En voici une autre version. Dans « L’autre Monde », le deuxième long-métrage de Gilles Marchand qui est à l’affiche cette semaine, Louise Bourgoin apparaît entièrement nue et trois jeunes garçons médusés viennent la rejoindre dans l’eau avant qu’elle s’évapore. « Vraiment aucun problème » répond la blonde Bretonne lorsqu’on lui demande quel effet ça lui fait de se montrer à l’écran au naturel, « même si ce n’est pas drôle de se déshabiller devant vingt personnes. »

Combien de fervents du « Grand Journal » de Michel Denisot ne se sont jamais réellement remis de son départ de « Canal + » ? Rappel des faits : après cinq ans d’études aux Beaux-Arts de Rennes, des essais dans le mannequinat, et des débuts sur les chaines « Filles TV » et « Direct 8 », Ariane –c’est son vrai prénom- avait joué avec un talent fou la « Miss Météo », faisant oublier Axelle Lafont –ce qui n’est pas rien- dans le rôle de la bombe drôle et sympa. Elle se verra ensuite attribuée une rubrique pseudo-littéraire, « Lu à la Télé », où elle nous proposera notamment des parodies de célébrités style Roselyne Bachelot et Carla Bruni. C’est d’ailleurs pour éviter un doublon avec l’animatrice Ariane Massenet qu’elle changea de prénom, un clin d’oeil à la plasticienne Louise Bourgeois. « Louise a besoin d’être rassurée en permanence. Je l’ai vu pleurer dans sa loge parce qu’elle pensait ne pas avoir été assez performante en direct alors que l’équipe l’avait trouvé géniale » révèle cette même Ariane Massenet dans « Elle ».

L’histoire est connue et savoureuse: c’est Fabrice Luchini, dans un couloir de « Canal + », totalement ébloui par sa personnalité, qui lui dira tout de go : « Mademoiselle, je ne ferai pas mon prochain film sans vous. » Parole tenue. Ce sera donc « La Fille de Monaco » d’Anne Fontaine en 2008. Suivront « Le Petit Nicolas », « Blanc comme neige », « Les Aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec », « Sweet Valentine » et donc « L’Autre Monde. » « Elle a quelque chose dans sa façon d’occuper l’espace. On ne peut qu’être frappé par son aspect rayonnant et solaire » juge Gilles Marchand.

Fille d’un professeur de philosophie –qui rêvait d’en faire une prof de grec ancien- et d’une mère médecin psychiatre, Louise se retrouve donc saltimbanque mais à vingt-huit ans, elle n’a pas coupé le cordon familial. « Oui, je suis une petite fille qui doit encore plaire à papa-maman ». Si ce n’est pas le cas, c’est qu’ils sont vraiment très difficiles !

Liliane Bettencourt, histoires de milliardaire


liliane bettencourt


C’est une femme riche, très riche, la plus riche de France. C’était une dame de 87 ans mystérieuse, qui rêvait de garder ses secrets jusqu’à sa sortie finale. Subitement sa vie, ses comptes, ses largesses, ses bulletins de santé sont exposés en pleine lumière. L’affaire de famille s’est transformée en affaire d’Etat.

Au départ, c’est sa fille unique Françoise qui lui reproche des cadeaux déraisonnables –un petit milliard d’euros, une paille- au bénéfice de François-Marie Banier, un dandy parisien accusé d’abus de faiblesse. Le procès aurait dû s’ouvrir le 1er juillet, mais entre temps, Liliane Bettencourt a été prise au centre d’une tornade juridico-médiatique. Son majordome avait procédé à son insu à plus de cent heures d’enregistrement effectuées d’avril 2009 à mai 2010. On y parle de comptes en Suisse, aux Seychelles, de combines pour payer moins d’impôts, de versements d’argent à des hommes politiques, du président de la République. Les bandes sont confiées à sa fille qui les transmet à la police. Le site « Mediapart » et « Le Point » rendent publiques ces conversations privées. Où l’on apprend ensuite que Florence Woerth, la femme du Ministre du Travail, est employée par la société chargée de gérer les placements de Mme Bettencourt. La polémique enfle, la machine médiatique s’emballe. Eric Woerth est soupçonné d’avoir protégé Liliane Bettencourt d’un contrôle fiscal. Et puis c’est la comptable de la milliardaire qui affirme que le Ministre aurait reçu –en sa qualité de trésorier de l’UMP- 150.000 euros en liquide, somme qui aurait servi à financer la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. Eric Woerth s’indigne, reste droit dans ses bottes, dément à tout va, mais ça tangue sérieusement au sommet de l’Etat.

Ainsi avons nous tous découvert qui est Liliane Bettencourt, dont le père, Eugène Schueller fonda le Groupe « L’Oréal » et dont la mission fut à son décès en 1957 d’être digne de l’héritage. L’expansion du Groupe fut continuelle et il compte aujourd’hui 64,600 salariés et 38 usines de part le monde. Sachez que l’action du numéro 1 mondial des cosmétiques a grimpé de plus de 50% en un an.
La fortune de Liliane Bettencourt est estimée par « Forbes » à 17 milliards d’euros et serait la 17e mondial. La vieille dame a été déjà fort généreuse lorsqu’elle dota sa fondation –spécialisée dans la santé, le social, la culture- de 552 millions d’euros. Mais la loi et la morale ne permettent pas de faire n’importe quoi de son argent, même quand on est plus riche que Crésus.


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